Soutenance de thèse d’Élise Gourhannic

Élise Gourhannic soutiendra sa thèse sur l’impact du réchauffement climatique sur les interactions hôte–pathogène chez les poissons

Le 5 novembre 2026, Élise Gourhannic soutiendra sa thèse consacrée à l’impact du réchauffement climatique sur les interactions hôte–pathogène chez les poissons. Menés entre INRAE et l’ANSES, ses travaux contribuent à mieux comprendre les risques sanitaires pour l’aquaculture dans un contexte de hausse des températures.

Intitulée « Impact du réchauffement climatique sur l’interaction hôte–pathogène dans un modèle novirhabdovirus / truite arc-en-ciel », cette thèse a été préparée sous la direction de Christelle Langevin, à l’IERP, et la codirection de Thierry Morin, au sein de l’unité VIMEP de l’ANSES.

Comprendre le rôle de la température dans l’infection

L’augmentation de la température des milieux aquatiques peut modifier la physiologie des poissons, la multiplication des virus et l’évolution des infections. Elle pourrait également favoriser l’émergence de souches virales thermotolérantes.

Les recherches d’Élise portent sur le virus de la nécrose hématopoïétique infectieuse (VNHI), un agent pathogène majeur des salmonidés. Son approche associe trois niveaux d’étude : la caractérisation de six souches virales en cultures cellulaires, l’étude de trois souches aux profils thermiques contrastés chez des larves de poisson-zèbre, puis des expérimentations chez la truite arc-en-ciel soumise à des régimes thermiques froid, chaud ou fluctuant avant infection.

Ces travaux mettent en évidence l’influence de la température sur la physiologie de l’hôte, la réplication virale et l’issue de l’infection. Ils apportent des connaissances utiles pour mieux anticiper les risques sanitaires associés au réchauffement climatique.

Toute l’équipe de l’IERP souhaite à Élise une très belle soutenance !